Sloughi

Ses origines

Son histoire est intimement liée à celle du saluki, dont les termes désignent d'ailleurs le même chien mais dans des dialectes différents.
Le sloughi serait donc une forme évoluée du saluki que les Arabes amenèrent avec eux à l'époque de l'invasion en pays berbère dès la fin du 7ème siècle.
Il devint le chien des nomades du désert, les Bédouins, qui l'utilisaient pour chasser. Il avait un statut privilégié (les Arabes l'appellent "el hor", le noble, par opposition au "kelb", le chien commun) du fait même qu'il était indispensable à la survie de la tribu, et contrairement aux autres chiens jugés impurs, il était accueilli sous les tentes, mangeant de la viande et des dattes, buvant du lait de chamelle.
D'autres tribus l'utilisèrent à partir du moment où les Bédouins acceptèrent de leur vendre des chiots femelles.
Le sloughi intéressa beaucoup les premiers colons du 19ème siècle. Le général Daumas en parle dans un ouvrage publié en 1851. Son premier standard français fut établi en 1935 ( remanié par la suite, en 1980, par les instances cynophiles marocaines).
La race aurait pu disparaître sans la passion qu'il exerçait, entre autre, sur d'anciens coopérants, des militaires et des Pieds-Noirs qui en ramenèrent en France au début des années 1960.

Son caractère

Ce n'est évidemment pas le chien de tout le monde car il est resté très proche de ses origines, marqué par une très grande indépendance, une fierté certaine, et un grand besoin d'exercice. Il ne sera vivable en appartement qu'à cette dernière condition. En revanche, il ne déteste pas son petit confort pour la farniente !
Il faut avoir une autorité certaine pour posséder un sloughi, sinon vous vous exposez à de nombreux désagréments.
Pourtant il est très complice de son maître, peu démonstratif il est vrai, discret mais présent. Pudiquement amoureux de lui, il l'est beaucoup moins avec les étrangers qui se montreraient menaçants !