Magyar Agar

Ses origines

Le lévrier hongrois est certainement celui qui se fait le plus rare. Il n'est d'ailleurs reconnu par les instances internationales que depuis 1971.
Comme tous ceux de sa race, ses origines se perdent dans la nuit des temps. Le roi David disait du lévrier : "Il est avec le cheval et la femme un des êtres agréables à voir marcher."
Notre hongrois est plus particulièrement associé aux Magyars, peuple nomade pendant cinq siècles, originaire de la mer Caspienne, qui se fixa au 9ème siècle dans les plaines du Danube. Tout au long de cette migration, les agars (lévriers) suivaient les troupeaux et rattrapaient le gibier qui s'enfuyait à leur approche.
C'est bien sûr au 19ème siècle et l'avènement de la cynophilie que l'homme intervint directement dans les transformations du magyar agar. Il reçut un apport de sang greyhound afin d'augmenter ses performances de vitesse. Mais il semble que cet apport intervint essentiellement sur les couleurs de la robe.
C'est au début des années 1960 que les éleveurs hongrois décidèrent de reprendre la sélection en privilégiant "leur" lévrier d'origine.
Depuis lors, ils s'efforcent de mieux le faire connaître à l'étranger. En France, il fut introduit par Christophe Carrier mais il est encore peu représenté. Il a toutes ses chances, se démarquant de la plupart de ses cousins par son comportement vis-à-vis de ses maîtres.

Son caractère

Robuste, rustique et grand sportif comme tous les lévriers, le magyar agar fait preuve d'intelligence et d'attachement certains envers ses maîtres.
Il se montre câlin et tendre, ayant une prédilection pour les enfants. Il est plutôt pantouflard, vivre avec lui en appartement n'est donc pas un problème. Evidemment, il reste un amateur de galop