Afghan

Ses origines

On dit beaucoup de choses à propos des origines de ce lévrier à poil long.
La légende veut que l'afghan fut embarqué sur l'Arche de Noé, remarqué de ce dernier grâce à "la marque divine" qu'il avait sur la tête (une tache blanche).
Des érudits de la race l'auraient également retrouvé représenté sur un papyrus découvert au Sinaï et remontant à plus de 5 000 ans ou bien encore sur des dessins rupestres chinois datant de 2 000 ans avant J.-C.
Bref ! vous comprendrez facilement que son passé lointain est des plus obscures...
Certains pensent que le nom "tazi" qui le désigne en Afghanistan pourrait provenir de Ta'izz au Yémen.
Il est beaucoup plus probable que ses ancêtres soient des lévriers du Moyen Orient et d'Asie, croisés avec des chiens de berger et de combat.
Encore de nos jours, le lévrier, en Afghanistan, est toujours utile à la chasse aux daims, aux loups, aux chèvres sauvages et même aux léopards des neiges.
Quoi qu'il en soit, les premiers spécimens ramenés en Angleterre au 19ème siècle ne ressemblaient guère au superbe animal qu'il est devenu.
L'élevage ne débuta vraiment qu'après 1920. Le premier standard fut établi en 1927. Très vite, il fit fureur dans de nombreux pays, notamment en Allemagne, aux Pays Bas, en Suède et aux Etats-Unis.
Le club de race français fut créé en 1936 et attira une clientèle d'esthètes. Il ne devint jamais vraiment un chien populaire.

Son caractère

Ce serait commettre une grave erreur de ne le choisir que sur des critères purement esthétiques.
En effet, le lévrier afghan, comme tous ses congénères, a un caractère très affirmé et indépendant.
Combattons aussi une idée reçue : il a la réputation d'être un animal particulièrement stupide et, par voie de conséquence, un chien peu fiable. Les spécialistes de la race répondent généralement à cela par une formule lapidaire : "Il faut s'adapter à lui, plutôt que d'attendre qu'il se modèle sur ce qu'on pense de lui."
Très observateur, doué d'intuition et d'initiative, il sait se montrer affectueux avec ses maîtres, même s'il est peu démonstratif.
Le côté agressif qu'on a pu lui connaître à l'époque où il était victime d'une certaine mode, surtout chez le mâle, n'existe plus, les éleveurs ayant purifié les souches.
Son éducation doit se faire en douceur, c'est ainsi que vous en ferez un compagnon calme et gentil.